ASSOCIATION POUR L'AVENIR DES DIFFUSEURS DE PRESSE

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LETTRE OUVERTE AUX GROUPES DE PRESSE

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19 décembre 2016
LETTRE OUVERTE AUX GROUPES DE PRESSE

https://www.6mois.fr/Lettre-ouverte-aux-groupes-de


Pratiquement toutes les agences et collectifs de photographes indépendants dénoncent les impayés des grands groupes de presse français. Le montant des factures en attente atteint les 500 000 euros pour les groupes Le Monde et Altice Media. Voici leur lettre ouverte :


A Madame Audrey Azoulay, Ministre de la Culture et de la Communication 
A M. Michel Sapin, Ministre de l’Economie et des Finances 
A M. Brun-Buisson, 
A Mme Sophie Leron, Ministère de la Culture 
A Mme Sophie Lecointe, DGMIC 
A Mme Pascale Marie, directrice du SEPM 
A M. François Morel, président du SPQN 
A M. Croissandeau, l’Obs 
A Ms Fenoglio et Bronner, le Monde 
A M. le directeur de la rédaction, l’Express

copie à : Médiapart, Acrimed, Arrêts sur Images, France Inter, l’Humanité, Libération, le Canard Enchaîné, Photo, L’Oeil de la Photographie, Visa pour l’Image, FishEye Magazine, CNAP, Réponses Photo, Mowwgli, Journal des Arts, Les Inrockuptibles…

Paris, le 6 décembre 2016

Mesdames, Messieurs,

Le mois de novembre a été l’occasion inédite pour les agences de photographies et les collectifs de photographes indépendants ou appartenant à des syndicats, de se réunir afin d’évoquer ensemble les retards de paiement insupportables que nous imposent certains titres et groupes de presse.

La loi de modernisation de l’Economie du 4 août 2008 impose un raccourcissement des délais de paiement, des pénalités et amendes administratives, et des sanctions pénales.

Le « Code de bonnes pratiques professionnelles entre éditeurs, agences de presse et photographes » rédigé à l’issue de la mission de médiation confiée à M. Brun-Buisson par le Ministère de la Culture, et signé le 15/07/2014 par les représentants des éditeurs de presse pose de façon très précise dans l’article 22 (Délais de paiement) les limites des délais de paiement envisageables.

Le 30 août dernier, à l’occasion du coup d’envoi du prestigieux festival de photojournalisme Visa pour l’image, notre Ministre de la Culture Mme Audrey Azoulay s’est engagée à réduire les aides de l’Etat à la presse si les délais de règlement des photographes et agences n’étaient pas respectés (Cf :http://www.culturecommunication.gou...).

Cette situation perdure en toute impunité malgré les différents leviers que vous avez contribué à mettre en place, c’est par conséquent toute la chaîne de production des images, du photographe au diffuseur, déjà ébranlée par les baisses de tarifs imposées par nos clients de la presse, qui menace de disparaître.

La pluralité de l’information, incarnée par la diversité des sources est aujourd’hui menacée suite à de nombreuses disparitions d’agences photographiques. Des agences et des photographes sont mis en difficulté jour après jour, et s’interrogent sur la possibilité matérielle de poursuivre leur activité, en grande partie à cause des délais de paiement des titres de presse qui viennent dramatiser une situation économique déjà plus que morose.

Il est absolument scandaleux, et illégal, que nos clients fassent de la trésorerie « sur le dos » de leurs fournisseurs, et mettent ainsi en péril toute une profession.

A titre d’exemple et en ce qui concerne les co-signataires de cette lettre, les factures impayées à plus de 60 jours par les groupes Le Monde et Altice Media atteignent les 500.000 euros.

C’est peu, comparé aux chiffres d’affaires de ces groupes, et des subventions que ces mêmes groupes reçoivent chaque année. C’est énorme, ramené aux chiffres d’affaires des agences ou des photographes qui eux ne sont pas subventionnés par l’argent public.

Madame la Ministre de la Culture et de la Communication, vous allez ce mois-ci recevoir les dossiers de demandes d’aides publiques à la presse écrite. Nous vous demandons collectivement de suspendre d’urgence l’engagement de subventions d’argent public, tant que toutes nos factures en souffrance n’auront pas été réglées.

Nous demandons également à Monsieur Michel Sapin, Ministre de l’Economie et des Finances de faire appliquer les amendes administratives prévues selon la loi n°2008-776 du 4 août 2008 à nos clients multirécidivistes.

L’année 2016 a été une année de radicalisation des mauvaises pratiques et de l’effondrement des tarifs de certains de nos clients. La situation est dramatique pour les agences et les photographes. Nous ne pourrons pas tenir ainsi en 2017.

Sans réponse et sans une action rapide et efficace des destinataires de cet appel, nous envisagerons une mesure exceptionnelle. Les agences et collectifs co-signataires prévoient de cesser toute distribution d’images aux titres et groupes de presse dont le comportement irresponsable menace leur existence.

Dans l’attente de votre retour, Mesdames, Messieurs, nous vous prions d’agréer l’expression de notre haute considération.

Signataires : 
l’Agence AGE FOTOSTOCK, Alfonso GUTIERREZ ceo et président du CEPIC (Center of the Picture Industry), membre du Snapig 
l’Agence ANDIA, Serge CORRE directeur, 
l’Agence BIOSPHOTO, Gilles TAQUET directeur, membre du Snapig, 
l’Agence BRIDGEMAN Images/Rue des Archives, Laurence Doumenc, 
l’Agence CIRIC, membre du Saphir, 
l’Agence COCKTAIL SANTÉ, Gladys De Micheli, 
l’Agence COSMOS, Annie BOULAT directrice, 
DIVERGENCE Images, association de 106 photographes,

La FNAPPI, Fédération nationale des agences de presse photo et information pour ses adhérents : ABACA Press, ACTUA Press, ALLPIX BESTIMAGE, BUREAU 233, CRYSTAL Pictures, DPPI Media, ENAPRESS, E-PRESS Photo, GAMMA-RAPHO, H&K, JBV News, JLP Photo Agency, KCS Presse KEMPINAIRE Millereau Sport Presse, NEWS Pictures, PHANIE, SIPA Press STARFACE, STUDIO B, VISUAL PRESS Agency.

l’Agence KHARBINE-TAPABOR, membre du Snapig, l’équipe 
l’Agence LA COLLECTION, Véronique Martingay et Hervé Mouriacoux, codirecteurs, membre du Snapig, 
l’Agence MODDS, 
l’Agence MYOP , 
l’Agence PHOTONONSTOP, Gilles TAQUET directeur , membre du Snapig, 
PICTURETANK, 
l’Agence PLAINPICTURE, 
STUDIO HANS LUCAS , directeur Wilfrid ESTEVE,

Le SAPHIR , Syndicat des Agences de presse photographiques : Agence FEP, AFP, REUTERS, ASSOCIATED Press, MAGNUM Photos, MAXPPP, ROGERVIOLLET, PRESSE-SPORT, SPORTISSIMO photo, SPORTPIXPRESS , STUDIO X, Agence CIRIC,

SIGNATURES, Maison de photographe, directrices Marie KARSENTY et Frédérique FOUNÈS,

Le SNAPIG, Syndicat national des agences photographiques d’illustration générale : AGE fotostock, BIOS Photo, BRIDGEMAN Images, KHARBINETAPABOR, LA COLLECTION, PHOTO 12, PHOTONONSTOP

TENDANCE FLOUE, 
et l’Agence VU, membre associé du Saphir.
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Médiatics
Il faut sauver le soldat newsmagazine !

 
Charles Billet
26 décembre 2016 à 08h47

http://www.lopinion.fr/edition/economie/il-faut-sauver-soldat-newsmagazine-117024

A l’exception de Valeurs actuelles, les hebdomadaires d’information générale viennent de passer une des pires années de leur existence. 2017 rimera avec une légère embellie en raison de l’élection présidentielle


La planète des newsmagazines termine l’année 2016 groggy. Pour L’ObsMarianneLe Point et L’Express, la trêve des confiseurs est bienvenue. Les titres, et leurs équipes, vont pouvoir souffler avant de se lancer dans la bataille de mai 2017. En termes de ventes au numéro – le caviar de la diffusion, selon un professionnel du secteur —, les contre-performances ont été historiques cette année. Les ventes en kiosques ont oscillé entre 35 000 (L’ExpressL’Obs) et 70 000 exemplaires (Le Point,Marianne). Du jamais vu ! Plusieurs paramètres sont en cause. Le dévissage est concomitant avec l’attrition accélérée du réseau de marchands de journaux dans l’Hexagone. Ce dernier perd un millier de magasins en moyenne par an depuis 2010. En cinq ans, il est passé de 30 000 à 25 000 unités. La désaffection du lectorat pour les hebdomadaires est aussi réelle. Ces derniers sont de toute évidence les victimes collatérales du report massif de l’information immédiate sur les canaux numériques.

Du coup, les quotidiens nationaux, premiers touchés par cette disparition brutale de l’essentiel de leur fonds de commerce, ont généralisé dans leurs pages… les sujets magazine. Ils ont capté une partie du lectorat des news. Au final, l’opération s’est révélée plutôt payante, comme en attestent les grands quotidiens, en meilleure forme que les hebdomadaires d’information générale.

Pour autant, ce désamour n’est pas une fatalité. Il est le signe d’un décalage des newsmagazines vis-à-vis des lecteurs. Parisiens, élitistes, modérés à gauche comme à droite, ils sont plusieurs à sembler déconnectés du pays réel. Dans ce contexte, l’exemple de Valeurs actuelles est à méditer. Sa diffusion a encore progressé de 5 % en 2015-2016, et même de 11 % sur les seules ventes en kiosques. D’hebdomadaire de droite provincial et poussiéreux, le titre s’est modernisé au point de devenir le news de combat de la droite, oscillant entre François Fillon et Marine Le Pen.

Scories de 2016. La forte actualité politique du début de l’année ne profitera qu’à la marge aux quatre principaux hebdomadaires d’information. Et pour cause, ils auront à gérer, au moins encore au premier semestre, les scories de 2016. L’Obs, sous la houlette de son directeur Matthieu Croissandeau est focalisé sur son plan de départs de 40 salariés. Les journalistes quitteront le titre en pleine élection : un signe pas franchement positif ! A gauche aussi, Marianne est avant tout soucieux de ses soucis financiers (plus d’un million d’euros de pertes en 2016). Le newsmagazine fondé par Jean-François Kahn, dont Yves de Chaisemartin a pris aussi la direction générale ne s’est jamais remis de la fin de l’anti-sarkozysme qui lui tenait lieu de ligne éditoriale. Cette dernière flotte désormais à vue. Dernier soubresaut en date, le récent départ de l’un de ses journalistes historiques, Eric Conan.

L’Express, soutenu par son riche actionnaire Patrick Drahi, beaucoup dépendra, sur la forme et le fond, de la nouvelle formule prévue fin janvier. Guillaume Dubois, le nouveau directeur général, doit réinventer le newsmagazine, après la précédente mouture de Christophe Barbier, qui ne date que de huit mois. Si Le Point est un peu plus serein, il devra aussi gérer l’austérité. Après un plan social en 2014, qui aurait dû générer à nouveau des bénéfices en 2016, le news revient à la case départ. Il sera tout juste à l’équilibre cette année en raison de l’érosion de la diffusion et de la publicité.

Dernière modification le lundi 26 Décembre 2016 à 09:30:15
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Et après tous ces constats , que fera cette filière presse pour sortir de ce marasme chronique qui fait couler toutes les sous traitants et marchands de presse , que l'Etat et ses responsables et élus fassent leur travail, pas d'argent sans contrepartie, la mairie de Paris et Mediakiosk ne donnent pas les aides minables aux marchands sans contre partie , si vous devez de l'argent à Presstalis, l'argent ne vous ai pas versé , elle va au fournisseur ? Toutes ces pratiques sont elles bien légales ? Ils vont plus vite à mettre en place un systeme pour payer les fournisseurs de presse donc les éditeurs alors que les éditeurs sont les plus mauvais payeurs ? Cette société est carrément incohérente !

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